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Quels sont les impacts du Web 3.0 sur le marché de l’emploi?

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Il y a environ 20 ans, le Web 2.0 était accueilli et défini comme une révolution. L’utilisation massive des outils technologiques marquait le paysage d’un environnement dynamique, fluctuant, reconnu pour la mondialisation et la cohabitation de diverses générations au sein des du marché de l’emploi.

Le Web 2.0, à ce moment, a été un tournant pour de nombreux facteurs d’influence tels que les environnements politique, économique, socioculturel, technologique et légal.

Ce Web, qui se veut participatif, est reconnu pour sa simplicité et son interactivité.

Il est perçu comme une plateforme qui place l’internaute comme co développeur des applications et qui libère l’utilisateur de l’ordinateur. Cela impacte la façon de collaborer, de communiquer, de travailler et d’apprendre, puisque l’utilisation des tablettes, des ordinateurs portables et des cellulaires facilitent ces caractéristiques.

L’apparition de l’intelligence artificielle et le traitement du langage naturel pour des interactions plus pertinentes et personnalisées ont redéfini le marché de l’emploi. Ces caractéristiques sont liées à l’apparition du Web 3.0.

La migration du Web 2.0 vers le 3.0 est marquée par de la réalité virtuelle et des métadonnées sémantiques qui personnalisent l’expérience utilisateur ainsi que le Web. Les organisations doivent se montrer soucieuses de proposer des services, produits ou environnements plus intuitifs, inclusifs et satisfaisants, et ce, en appliquant l’expérience utilisateur (UX), qui est devenue un enjeu incontournable.

Une question se pose. Quel sera, à moyen et long terme, l’impact du Web 3.0 sur les entreprises, le marché de l’emploi et même l’éducation?

Bien qu’on assiste à une démocratisation de la technologie, une réflexion s’impose.

Cette révolution, qui entraîne des changements majeurs tant pour les organisations que pour les employés, est-elle réellement accessible?

En effet, une constatation s’impose, puisque les marchés du travail et les organisations doivent s’adapter au Web 3.0. Une des conséquences majeures pour le marché de l’emploi est l’apparition d’inégalités au niveau de l’accès aux ressources (matériel, financière ou autre) qui n’est pas le même pour tous.

Les changements, qu’apporte le Web 3.0, impactent tant les organisations, le milieu de l’emploi et celui de la formation de la main-d’œuvre. Certains secteurs du marché de l’emploi tels que le secteur tertiaire sont particulièrement ébranlés par cette révolution.

Ce milieu subit un choc, car afin de demeurer concurrentiel et s’adapter aux changements, il est fréquent de devoir s’automatiser et de mettre en place de nouveaux outils technologiques. Il est aussi important de comprendre que les marchés de l’emploi constitués par les travailleurs tout comme les organisations peuvent être appelés à se perfectionner et à se restructurer, voire à disparaître. La main-d’œuvre, dite manuelle, doit aussi s’adapter à ces changements majeurs occasionnés par le Web 3.0.

Le Web 3.0 oblige tant les organisations que la main-d’œuvre à s’adapter aux nouveaux enjeux et à devoir redéfinir le marché du travail. Il est primordial de préparer la main-d’œuvre aux nouvelles réalités de ce marché et d’adapter les apprentissages.

Ainsi, les formations académiques tout comme les formations en milieu de travail doivent prendre en compte la révolution qu’entraîne le Web 3.0.

* Dans le but d’alléger le texte et d’en faciliter la lecture, le générique masculin est utilisé comme genre neutre

 

Étudiante au doctorat en technologie éducative à l’Université Laval, Émilie est titulaire d’un MBA en gestion des affaires numériques, d’un certificat d’excellence pour le programme court de 2e cycle en gestion contemporaine de la TÉLUQ et d’un baccalauréat en administration concentration ressources humaines. Elle est également membre de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés, depuis 2015. Elle cherche toujours à apprendre, à contester les silos des milieux académiques, puis de travail, et à maximiser l’utilisation des technologies. Elle s’intéresse principalement au Métavers, à la réalité virtuelle, augmentée, voire hybride. Ses recherches s’inscrivent dans une pensée féministe, afin d’offrir des formations favorisant l’équité d’accès aux formations et aux conditions de travail.
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Étudiante au doctorat en technologie éducative à l’Université Laval, Émilie est titulaire d’un MBA en gestion des affaires numériques, d’un certificat d’excellence pour le programme court de 2e cycle en gestion contemporaine de la TÉLUQ et d’un baccalauréat en administration concentration ressources humaines. Elle est également membre de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés, depuis 2015. Elle cherche toujours à apprendre, à contester les silos des milieux académiques, puis de travail, et à maximiser l’utilisation des technologies. Elle s’intéresse principalement au Métavers, à la réalité virtuelle, augmentée, voire hybride. Ses recherches s’inscrivent dans une pensée féministe, afin d’offrir des formations favorisant l’équité d’accès aux formations et aux conditions de travail.