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Les nouveaux enjeux du Web 3.0 soutenus par la naissance de la génération Alpha

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Le marché du travail est en pleine évolution et est marqué par l’ouverture des marchés, l’abolition des frontières, la transformation et la migration vers le Web 3.0. Pourtant, depuis quelques années, on lui attribue les mêmes qualificatifs à un détail près, qui n’en est pas moins non négligeable, soit l’évolution entre le Web 2.0 vers le Web 3.0. Toutefois, concrètement, en quoi consistent ces grands enjeux dont il est question?

Il faut tout d’abord tenir compte des aspects multidimensionnel et complexe de cet environnement. Ces deux aspects impactent grandement de nombreux pays, en redéfinissant le marché du travail. Les organisations doivent utiliser au mieux leurs forces productives tant au niveau de l’aspect financier, qu’en s’adaptant à des législations floues en fonction des frontières non définies clairement et principalement en matière de qualification de la main-d’œuvre. Cette évolution du Web a créé une révolution dans laquelle le travailleur peut travailler de n’importe où, n’importe quand et auprès de collègues provenant de régions, voire de pays éloignés.

Il est important de distinguer et de comprendre trois grands volets auxquels les organisations doivent faire face, soit les opérations de marque employeur et de repérage de candidats, les processus d’évaluation en réalité virtuelle et enfin les expériences de contractualisation et d’intégration. Il faut souligner l’apparition de plus en plus fréquente de la réalité virtuelle, qui devient un incontournable et marque le paysage de la transformation des marchés, des caractéristiques de la main-d’œuvre, donc de la manière d’effectuer le recrutement.

De plus, le transfert de l’économie 2.0 vers l’économie 3.0 se veut marqué par la réalité virtuelle et la réalité augmentée, outils encore méconnus, mais de plus en plus utilisés. Ces outils, du Web 3.0, soulèvent de nombreux enjeux, tels que la cybercriminalité, sa limite à uniformiser la législation, les inégalités d’accessibilité des divers pays qui ne détiennent pas toujours les ressources suffisantes et de l’anonymat de l’utilisateur, qui peut occasionner des enjeux de sécurité.

Le phénomène du Web 2.0 a graduellement pris de l’ampleur, puisque les générations Y et X ont été capables de tirer parti de l’intelligence collective, d’utiliser le Web en tant que plate-forme et de profiter de l’accessibilité des données permettant la création de nouvelles applications combinant plusieurs sources de données. Ledit phénomène a modifié le monde de l’éducation, de la formation, du recrutement, des valeurs recherchées chez les clients et les organisations et très souvent, afin de survivre dans ce nouveau type de marché, une restructuration du modèle d’affaires.

L’évolution du monde du travail est maintenant secouée par la transition vers le Web 3.0.

Face à cette nouveauté, l’accent doit être mis sur la pierre angulaire de la génération Alpha, qui se définit comme la première cohorte démographique qui succède à la génération Z et précède la génération Bêta. Temporellement, les membres de cette génération sont nés entre le début des années 2010 et le milieu des années 2020. Cette nouvelle génération est complètement éduquée dans un environnement caractérisé par la présence du Web 3.0 et dans un environnement technologique; en ce sens, elle révolutionne le marché de l’emploi, entre autres, en valorisant l’expérience de l’utilisateur bien connu sous le nom UX.

Ces individus maîtrisent de nombreuses compétences numériques et en font une utilisation quotidienne. Les outils technologiques sont devenus des incontournables et ne représentent plus un atout majeur pour les organisations, mais bien un atout nécessaire pour assurer leur survie.

La société, tout comme les organisations et les travailleurs, sont dans l’obligation d’apprivoiser et de maîtriser le Web 3.0.

Chaque acteur du marché du travail est appelé à comprendre les technologies décentralisées, telles que la chaine de blocs (blockchain), les « smart contrastes », les applications décentralisées (DApps) et les cryptoactifs. La compréhension des principes desdites technologies, telles que la sécurité, les enjeux concrets, que ce soit au sein de la finance ou des jeux, ainsi que la gouvernance numérique sont devenus inéluctables.

Les impacts du Web 3.0 ont modifié les pratiques d’orientation et d’accompagnement professionnels, tout comme la façon dont les conseillers, enseignants ou employeurs doivent s’adapter à ces nouvelles réalités. On constate que les compétences numériques sont désormais nécessaires pour soutenir les trajectoires de carrière. Tout comme la présence d’enjeux éthiques et humains que ces transformations posent dans le monde du travail. Le Web 3.0, bien qu’omniprésent, demeure toujours un monde à découvrir.

* Dans le but d’alléger le texte et d’en faciliter la lecture, le générique masculin est utilisé comme genre neutre

Étudiante au doctorat en technologie éducative à l’Université Laval, Émilie est titulaire d’un MBA en gestion des affaires numériques, d’un certificat d’excellence pour le programme court de 2e cycle en gestion contemporaine de la TÉLUQ et d’un baccalauréat en administration concentration ressources humaines. Elle est également membre de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés, depuis 2015. Elle cherche toujours à apprendre, à contester les silos des milieux académiques, puis de travail, et à maximiser l’utilisation des technologies. Elle s’intéresse principalement au Métavers, à la réalité virtuelle, augmentée, voire hybride. Ses recherches s’inscrivent dans une pensée féministe, afin d’offrir des formations favorisant l’équité d’accès aux formations et aux conditions de travail.
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Étudiante au doctorat en technologie éducative à l’Université Laval, Émilie est titulaire d’un MBA en gestion des affaires numériques, d’un certificat d’excellence pour le programme court de 2e cycle en gestion contemporaine de la TÉLUQ et d’un baccalauréat en administration concentration ressources humaines. Elle est également membre de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés, depuis 2015. Elle cherche toujours à apprendre, à contester les silos des milieux académiques, puis de travail, et à maximiser l’utilisation des technologies. Elle s’intéresse principalement au Métavers, à la réalité virtuelle, augmentée, voire hybride. Ses recherches s’inscrivent dans une pensée féministe, afin d’offrir des formations favorisant l’équité d’accès aux formations et aux conditions de travail.