3 raisons de s’intéresser aux métiers qualifiés
Éducation

3 raisons de s’intéresser aux métiers qualifiés

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À quoi pensez-vous quand on parle de faire carrière dans un métier qualifié? À un bon salaire, à un travail stable et intéressant ou bien à un emploi mal payé, sans garanties ni possibilité d’avancement? 

En fait, la réponse varie selon les personnes que l’on interroge. Pensez-vous qu’il faille encourager les élèves à s’intéresser aux métiers manuels? Si c’est le cas, jetez un œil aux Cartes des métiers. 

Chaque année, des milliers d’élèves sont diplômés de l’école secondaire. La plupart du temps, on leur conseille de faire des études supérieures et de les réussir brillamment, et on ne leur parle des métiers qualifiés que comme d’un pis-aller. C’est d’ailleurs l’avis de l’un des meilleurs chefs français, Tomy Gousset. «Notre société nous pousse vers des métiers intellectuels et dénigre les autres», déclare celui qui a mis du temps à trouver sa voie. 

En tant que parents, enseignants, conseillers, empêchons-nous nos jeunes d’atteindre leur plein potentiel en considérant que seules les études supérieures les amèneront plus loin? Voici trois raisons pour lesquelles les jeunes devraient être incités à découvrir les métiers qualifiés.                                                                                                                                                   

1. Les métiers qualifiés conviennent à de nombreux jeunes. Beaucoup plus que vous ne le pensez. 

3 raisons de s’intéresser aux métiers qualifiés

Photo de Angelina LitvindansUnsplash 

De nombreux jeunes aiment le travail de terrain, le travail pratique. Il suscite leur curiosité et leur créativité. En effet, certaines de leurs aptitudes inexploitées sont mises à profit dans ce type de travail. Connaissez-vous quelqu’un qui correspond à ce profil? Cette personne pourrait par exemple avoir une habileté naturelle en matière de perception visuelle, de dextérité ou de compréhension spatiale. 

Quand les élèves découvrent un travail qui correspond à leurs forces et à leur motivation, ils donnent le meilleur d’eux-mêmes. Le sentiment d’accomplissement ressenti dans ce cas-là est un bon indicateur de la future satisfaction professionnelle. 

Les métiers qualifiés offrent des possibilités bien définies de faire quelque chose de concret, et comme certains élèves adorent cet aspect pratique et sont doués pour cela, nous devons les encourager à s’intéresser à ces métiers. 

2. Les métiers qualifiés offrent de belles occasions d’apprendre. 

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Photo de Vance Osterhout sur Unsplash 

Les métiers qualifiés sont enseignés dans le cadre de programmes d’apprentissage. Ces programmes combinent une formation pratique sur le terrain et une formation théorique en établissement. Ils mènent souvent à l’obtention d’un titre professionnel. 

Cette approche a plusieurs avantages. Tout d’abord, « apprendre en faisant les choses » est l’une des façons les plus efficaces de comprendre et de retenir l’information. Ensuite, les élèves acquièrent tout de suite de l’expérience dans leur spécialité. Enfin, cette mise en pratique spécialisée permet d’avoir un aperçu réaliste du métier et renseigne les élèves sur ce qui les attend. Ce type d’expérience donne la possibilité aux élèves d’« essayer avant d’acheter » un domaine professionnel et une culture où il faut investir beaucoup de temps et d’argent. 

L’enseignement professionnel a également d’autres avantages évidents quand on le compare à l’enseignement traditionnel en collège. Ceux qui apprennent un métier qualifié ont des chances de terminer leur formation plus rapidement que les collégiens, de payer leurs études moins cher et, en plus, d’être payés pendant ces dernières. 

3. Le besoin en main-d’œuvre qualifiée est énorme. 

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Photo de Josue Isai Ramos Figueroa sur Unsplash 

De nombreux employeurs ont besoin de main-d’œuvre qualifiée. C’est l’une des raisons pour lesquelles ceux et celles qui ont un diplôme technique et ont déjà entamé leur carrière ont plus de chances d’être embauchés que des diplômés du collège ou de l’université, selon le U.S. Department of Education (ministère de l’Éducation des États-Unis). Ils ont également beaucoup plus de chances de travailler dans le domaine dans lequel ils ont étudié. 

Non seulement ont-ils plus de chances d’être embauchés dans leur domaine de spécialité, mais ils sont aussi bien payés. Par exemple, dans l’entreprise de transformation et de finition d’acier California Steel Industries, certains superviseurs ne possédant aucun diplôme collégial gagnent 120 000 dollars par an, les électriciens gagnant également dans les six chiffres selon les responsables de la société. Et ce ne sont pas les seuls emplois bien payés dans les métiers qualifiés. Aux États-Unis, plus de 30 millions d’emplois permettent de gagner 55 000 dollars par an sans être titulaire d’un baccalauréat, selon le Georgetown University Center on Education & the Workforce. 

Les possibilités d’emplois qualifiés sont tellement nombreuses que beaucoup prédisent une pénurie de main-d’œuvre. Par exemple, selon le ministère de l’Éducation des États-Unisil se pourrait qu’il y ait 68 % de plus de postes ouverts que de personnes qualifiées à embaucher dans les domaines liés aux infrastructures dans les cinq prochaines années. Autre exemple : près de 300 000 emplois d’électriciens s’ouvriront aux États-Unis dans les dix ans à venir. 

Pour résoudre ce problème, les gouvernements tentent d’encourager les jeunes à envisager les métiers qualifiés. La Californie est en train de dépenser 6 millions de dollars dans une campagne pour redorer le blason de l’enseignement professionnel et 200 millions pour améliorer son enseignement. Les médias se sont rendu compte de ces besoins, et des douzaines d’articles ont été publiés ces dernières années pour mettre en valeur ces emplois. 

Comment pouvons-nous aider les jeunes à s’intéresser aux métiers qualifiés? 

On peut commencer par les Cartes des métiers, un outil concret qui incite à la découverte au moyen d’activités interactives.

Quelles autres raisons de s’intéresser aux métiers qualifiés ajouteriez-vous sur votre liste? 

Jean-Philippe (J.P.) Michel a fondé Étincelle pour changer la manière dont nous préparons les personnes pour leurs carrières. Son travail à titre de consultant en ressources humaines l’a aidé à mieux comprendre la réussite professionnelle par l’entremise de quelques-unes des plus grandes organisations au monde. JP détient un MSc en psychologie industrielle/organisationnelle de l’Université de Manchester et est le récipiendaire du prix 2017 d’excellence professionnelle en développement de carrière de l’organisme des Career Professionals of Canada. JP était un des conférenciers principaux au congrès 2017 de l’Association des conseillères et des conseillers d’orientation scolaire de l’Ontario. Il est aussi le créateur et l’animateur de : « Ta carrière, ton histoire », une émission en langue française de TV Rogers touchant les questions de l’avenir du travail. Jean-Philippe a développé la Méthode défi pour intégrer au développement de carrière une approche de solutionnement lié au marché du travail. Celle-ci est utilisée par des écoles élémentaires et secondaires, des collèges et des universités et des centres d’emploi à travers l’Amérique du Nord.
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Jean-Philippe (J.P.) Michel a fondé Étincelle pour changer la manière dont nous préparons les personnes pour leurs carrières. Son travail à titre de consultant en ressources humaines l’a aidé à mieux comprendre la réussite professionnelle par l’entremise de quelques-unes des plus grandes organisations au monde. JP détient un MSc en psychologie industrielle/organisationnelle de l’Université de Manchester et est le récipiendaire du prix 2017 d’excellence professionnelle en développement de carrière de l’organisme des Career Professionals of Canada. JP était un des conférenciers principaux au congrès 2017 de l’Association des conseillères et des conseillers d’orientation scolaire de l’Ontario. Il est aussi le créateur et l’animateur de : « Ta carrière, ton histoire », une émission en langue française de TV Rogers touchant les questions de l’avenir du travail. Jean-Philippe a développé la Méthode défi pour intégrer au développement de carrière une approche de solutionnement lié au marché du travail. Celle-ci est utilisée par des écoles élémentaires et secondaires, des collèges et des universités et des centres d’emploi à travers l’Amérique du Nord.
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