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Voyager pour se retrouver
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Voyager pour se retrouver

Depuis plusieurs années, le voyage est devenu beaucoup plus accessible pour tous et loge parmi les premières solutions permettant de décrocher ou de prendre du temps pour soi. Bien que nous soyons présentement en temps de pandémie, rien ne nous empêche de rêver un peu et de discuter des bienfaits des longs voyages en solo sur la connaissance de soi. Le fait de partir seul vers une destination étrangère permet à l’individu de discerner plusieurs éléments de son mode de fonctionnement personnel et de s’ouvrir à de nouvelles réalités. Bien que l’importance de la durée soit subjective, il prend habituellement plus d’un mois avant de voir les prises de conscience apparaître. L’endroit où l’on décide de partir longtemps n’est également pas obligé d’être situé très loin de la résidence actuelle, puisqu’il y a des lieux intéressants pour s’exiler, pas trop loin de la maison. Dans cet article, nous parcourrons quatre grandes prises de conscience qui peuvent se produire durant les longs périples en dehors de sa zone de confort.

Les pressions externes

Lorsque l’on se retrouve seul, loin de toutes nos responsabilités et loin des gens qui nous entourent habituellement, il est possible de ressentir moins de pression pour répondre aux attentes que les personnes ont envers nous. En début de voyage ou dans un voyage où la personne change régulièrement de place, l’élément de nouveauté est très présent. Ainsi, comme il est impossible de prédire les comportements des inconnus ou de se faire une idée des attentes qu’auront les nouvelles rencontres ponctuelles, les voyageurs auraient tendance à s’assumer davantage et à laisser plus de place à leurs tendances naturelles.

Le fait de porter attention aux choix que l’on fait durant ces moments d’insouciance, nous permet d’en connaître beaucoup plus sur ce qui nous motive intrinsèquement et ce que nous pouvons faire pour plaire aux autres habituellement.

C’est pourquoi il est important de noter ce qui nous fait réellement du sens et ce qui est important pour soi, afin de ramener ces convictions à la maison et de continuer d’agir en fonction de nos propres besoins.

Les patterns qui reviennent

Lorsque nous restons au même endroit et que nous tentons de nous « établir » à plus ou moins long terme, c’est là qu’il devient intéressant de porter attention aux schémas qui reviennent dans nos comportements. Nous pouvons comprendre notre responsabilité dans le développement de notre bien-être et des mécanismes de défense que nous avons tendance à utiliser pour nous protéger. Nous avons la liberté de choisir les personnes qui nous côtoient durant le périple, ainsi nous pouvons analyser les caractéristiques de ces personnes et voir à quel besoin elles viennent répondre. Il est également possible d’identifier nos réactions lorsque nous faisons face à des situations plus difficiles pour en connaître plus sur notre mode de fonctionnement. Le fait d’identifier notre responsabilité dans la manière dont on se perçoit et dont on perçoit notre environnement peut nous amener à tranquillement les modifier et à retrouver un certain pouvoir d’agir sur notre vie.

Les craintes surmontées

Dans un long voyage, l’individu fait face à plusieurs imprévus et il est amené à sortir souvent de sa zone de confort.
Les nouvelles cultures et les nouvelles personnes rencontrées rendent l’anticipation impossible et c’est ainsi que le voyageur développe des stratégies d’adaptation pour y faire face. Cela peut l’amener à prendre conscience de ses habiletés en gestion du stress et de sa tolérance à l’inconnu. Il peut également en savoir plus sur ses propres limites et sur la façon dont il peut les respecter au quotidien. Le fait d’identifier nos forces est bénéfique pour augmenter l’estime personnelle, mais il est tout aussi important de pouvoir cerner nos limites afin de savoir où mettre des efforts pour se respecter davantage. Au retour à la maison, le voyageur peut considérer être mieux outillé pour faire face à des situations de stress ponctuelles et ressortir les compétences acquises à divers moments lors du voyage.

Être reconnaissant du confort de la maison

Lorsque nous partons longtemps de la maison, les choses qui nous manquent le plus sont celles auxquelles nous accordons le plus d’importance. Par exemple, en se promenant d’une auberge de jeunesse à l’autre, il est fort probable de trouver très attirante l’intimité que peut apporter la chambre à la maison. Le fait de rencontrer plein de nouvelles personnes peut également nous amener à nous ennuyer de nos amis proches qui nous connaissent depuis longtemps. Il peut être intéressant de se demander qui nous manque le plus et ce que ces personnes nous apportent dans notre quotidien. Ainsi, le fait d’identifier ce qui nous manque énormément peut nous amener à investir nos énergies à la bonne place au retour du long voyage.

Ces longs périples en solo sont très enrichissants et permettent aux voyageurs de se recentrer sur eux-mêmes pour comprendre bien des choses sur leur propre personne. À petite échelle, il est également possible de se sortir de sa zone de confort en allant, par exemple, étudier seul dans une autre ville, commencer un nouvel emploi ou s’inscrire à un cours dans quelque chose qui n’est pas maîtrisé. Se laisser le droit de vivre de nouvelles expériences stimulantes est une chose bien importante, mais il faut aussi prendre le temps de réfléchir à ce que ces expériences peuvent nous apporter personnellement. Bon voyage!

Élyse Joubert, c.o.
orientation@elysejoubert.com
elysejoubert.com

Conseillère d’orientation en pratique privée ayant une expertise auprès de la clientèle d’athlètes de haut niveau. Elle détient un baccalauréat en psychologie de l’UQTR et une maîtrise en sciences de l’orientation de l’Université Laval. Membre de l’Ordre des conseillers et conseillères d’orientation depuis juin 2018.
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Conseillère d’orientation en pratique privée ayant une expertise auprès de la clientèle d’athlètes de haut niveau. Elle détient un baccalauréat en psychologie de l’UQTR et une maîtrise en sciences de l’orientation de l’Université Laval. Membre de l’Ordre des conseillers et conseillères d’orientation depuis juin 2018.
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