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Indécision…Décision
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Indécision… Décision

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Le secondaire se termine bientôt, quelle sera la prochaine étape?  Plusieurs futurs finissants du secondaire parviennent à identifier ce qu’ils feront une fois cette grande étape terminée.  Cependant, certains d’entre eux éprouvent de la difficulté à se fixer sur un choix de carrière.

Mais pourquoi est-ce si difficile de prendre une décision?

Plusieurs facteurs peuvent expliquer la difficulté que l’on vit à un moment ou à un autre à prendre une décision vocationnelle.  Premièrement, l’importance de ce choix. La portée de cette décision a des conséquences sur notre avenir à court, à moyen et possiblement long terme. Les choix faits aujourd’hui pourront avoir un impact sur d’autres options possibles ou non ultérieurement.  Par exemple, choisir de ne pas faire ses cours de mathématiques Technico-Sciences (TS) ou Sciences Naturelles (SN), car notre objectif de carrière est de percer dans le domaine des arts. Cependant, si notre objectif professionnel change en cours de route, cette nouvelle décision pourrait entraîner un détour plus ou moins long (cours à reprendre) si nous voulons par exemple devenir un comptable. Le choix fait au secondaire aura certainement des répercussions sur la durée des études.

De plus, la quantité incroyable d’informations disponibles rend la tâche encore plus complexe.  Comment départager cette multitude d’informations ainsi que le grand nombre de sources disponibles. À qui, à quoi peut-on se fier? Il faut toujours valider ses informations auprès de différentes sources et faire attention aux renseignements transmis de bouche à oreille car souvent ce ne sont pas les plus valides!

 

La quantité de choix possible : Il existe une multitude de domaines professionnels :  les arts, les sciences, la justice, la gestion, l’ingénierie, la santé, les relations d’aide, etc.  Ça ne s’arrête pas là!  Ensuite, il faut démêler et examiner les nombreuses offres de formation possibles dans les différents ordres d’enseignement : DEP, DEC, AEC, BAC, etc.  Quand on y pense…, il y a de quoi perdre la tête!  Plus de possibilités ne signifient pas que le choix est pour autant plus facile à faire!

La vie est une suite de décisions. 

 

Plusieurs champs d’intérêt ou… très peu :  On serait porté à croire que les personnes qui possède une grande variété d’intérêts ont plus de facilité à choisir une profession.  Eh bien non!  C’est un peu comme au restaurant, plus il y a de choix sur le menu, plus c’est long et fastidieux de se décider.  Pourtant, ce n’est qu’un choix de repas parmi tant d’autres dans notre semaine!  Plus on a d’intérêts, plus l’exploration sera longue et difficile.  Cela peut même devenir laborieux et complexe de chercher toutes les informations, d’organiser ses recherches et de prioriser ses possibilités étant donné le nombre d’informations à traiter.

 

Avoir peu d’intérêts, ce n’est pas plus simple!

Évidemment, lorsqu’on a peu d’intérêts, l’étape de l’exploration va se faire beaucoup plus vite, mais… si on ne trouve pas la profession qui nous allume dans ce premier tour d’horizon, la suite sera plus difficile.  Il faudra trouver d’autres champs d’intérêt et pour certains cela s’avère un vrai défi!

 

La difficulté à se connaître : Il n’est pas toujours facile, surtout à l’adolescence de cerner nos intérêts, nos traits de personnalité, nos talents, nos capacités, nos limites, nos valeurs.  Cette méconnaissance de soi peut nous amener sur des routes hasardeuses quant à nos choix professionnels.  De plus, cette difficulté peut amener une indécision chronique.  Un jour, on veut devenir programmeur-analyste, le lendemain technicien en travail social, etc.

Quand vos valeurs sont claires pour vous, prendre des décisions devient plus facile.

Roy E. Disney

 

Les peurs :  Il existe de nombreuses peurs reliées à la prise de décision vocationnelle :  la peur de ne pas faire le bon choix, la peur de se tromper encore, la peur de déplaire à ses parents, la peur de prendre une décision (renoncer à quelque chose), la peur de l’inconnu, la peur de regretter son choix…

Le doute tue plus de rêves que l’échec. 

 

La tolérance de l’incertitude : Être capable de tolérer une certaine incertitude momentanément.  Les nuages ne se dissipent pas en un claquement de doigts.  Cette impression de vaguer dans le néant de l’incertitude n’est jamais très agréable.  Il est certain que la tolérance à l’incertitude est plus facile pour certaines personnes que pour d’autres.  L’important est de ne pas rester dans cet état trop longtemps.  Il est important de se mettre en mode action afin d’éclaircir notre situation.  Il est impossible d’être sûr à 100 % de nos choix.

Nous devons nous y habituer : aux plus importantes croisées des chemins de notre vie, il n’y a pas de signalisation.  Ernest Hemingway

 

Plusieurs pistes de solution aide à une prise de décision éclairée :

Prendre le temps de bien s’informer (sources fiables). Consulter le site des centres de formation, des cégeps ou des universités. Les sites des ordres professionnels peuvent également être de bonnes sources d’information. Les sites spécialisés en information scolaire et professionnelle : REPÈRES, inforoute, SRAM, SRACQ, SRASL, PYGMA, etc.

En parler, se confier à quelqu’un de confiance. Être écouté, discuter avec quelqu’un peut nous faire voir les choses d’une autre façon, élargir notre vision des choses et surtout diminuer notre niveau de stress pendant cette période de turbulence de remise en question. Cependant, il faut toujours garder en tête que la décision vous appartient, et que vous êtes le mieux placé pour savoir ce qui est meilleur pour vous.

Favoriser les contacts avec la réalité. On peut consulter des sites, lire des descriptions de métiers, visionner des vidéos, mais rien n’égale la rencontre avec un professionnel du milieu et/ou la visite des installations où est offert le programme choisi. C’est comme lire un livre, parfois on le trouve très bon, mais lorsqu’on regarde la version cinéma, on est un peu déçu, car l’image que l’on avait en tête n’est pas celle projetée à l’écran.

Que vos choix reflètent vos espoirs et non vos peurs. Nelson Mandela

 

Attention aux pièges!
  • Choisir le plus vite possible pour ne plus avoir à y penser
  • Attendre à la dernière minute pour prendre une décision… l’Eureka viendra, attendons!
  • Suivre les autres…sans se questionner si ce choix nous convient vraiment
  • Vouloir garder toutes les options ouvertes…C’est impossible et cela retarde votre prise de décision
  • Éviter d’y penser et croire que le choix se fera tout seul, erreur!
  • Idéaliser le parcours idéal et linéaire

 

Conclusion

Difficile de répondre à la fameuse question : Pis! Qu’est-ce que tu as choisi comme programme de formation? La société actuelle valorise l’instantané, tout doit être fait vite…y compris les décisions importantes comme celle concernant notre avenir. Il faut se donner le droit à l’essai et même à l’erreur. Il n’y a pas d’apprentissage sans erreur. Surtout, ne pas oublier, toujours avoir un plan A et un plan B!

C’est toi, et toi seul, qui choisit le chemin que tu empruntes et, à tout moment, tu as le droit de changer de décision. C.G. Junk

Sheska Ulysse, conseillère en information scolaire et professionnelle, née au Québec et d’origine haïtienne maîtrise plusieurs domaines à son actif dont l’orientation, les soins infirmiers et la communication. Par son parcours atypique, son côté fonceur et ses champs d’intérêt variés elle aspire à être une source d’inspiration pour la nouvelle génération. Toujours aussi dynamique et passionnée par le domaine de l’orientation, Marie-Josée Sauvé œuvre dans le domaine de l’éducation depuis 20 ans à titre de conseillère d’orientation à Saint-Jérôme. Elle est détentrice d’une maîtrise en carriérologie ainsi que d’un baccalauréat en information scolaire et professionnelle de l’UQAM. Réfléchie et positive, elle s’intéresse au développement du plein potentiel de chaque personne. En 2015, elle a été récipiendaire de la première étoile orientante au colloque de l’AQISEP pour son projet 1001 métiers, 1001 passions.
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Sheska Ulysse, conseillère en information scolaire et professionnelle, née au Québec et d’origine haïtienne maîtrise plusieurs domaines à son actif dont l’orientation, les soins infirmiers et la communication. Par son parcours atypique, son côté fonceur et ses champs d’intérêt variés elle aspire à être une source d’inspiration pour la nouvelle génération. Toujours aussi dynamique et passionnée par le domaine de l’orientation, Marie-Josée Sauvé œuvre dans le domaine de l’éducation depuis 20 ans à titre de conseillère d’orientation à Saint-Jérôme. Elle est détentrice d’une maîtrise en carriérologie ainsi que d’un baccalauréat en information scolaire et professionnelle de l’UQAM. Réfléchie et positive, elle s’intéresse au développement du plein potentiel de chaque personne. En 2015, elle a été récipiendaire de la première étoile orientante au colloque de l’AQISEP pour son projet 1001 métiers, 1001 passions.
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